Situation des familles Tchéchènes

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Monsieur le Préfet

Je me permets de vous faire parvenir cette réflexion qui s’adresse à notre gouvernement s’agissant de la situation des familles Tchéchènes, actuellement devant la préfecture du Gard, car expulsées de leur demeure.

Dans quel pays sommes-nous ? Alors que le gouvernement nous parle de réintroduire la morale à l’école, on laisse des êtres humains, des enfants dans la rue. Et quelque part dans certains cerveaux l’idée n’est elle pas ancrée que ces gens comptent moins car ils sont étrangers ?

Mais au fait, la morale c’est quoi ? Que disent nos dictionnaires ?

« La morale désigne l’ensemble des règles ou préceptes relatifs à la conduite, c’est-à-dire à l’action humaine. Ces règles reposent sur la distinction entre des valeurs fondamentales : le juste et l’injuste, ou plus simplement le bien et le mal. C’est d’après ces valeurs que la morale fixe des principes d’action, qu’on appelle les devoirs de l’être humain, vis-à-vis de lui-même ou des autres individus, et qui définissent ce qu’il faut faire et comment agir. »

Il n’est nul besoin de commentaires supplémentaires pour affirmer que notre devoir d’Humain, de Français est de ne pas accepter la situation faite à d’autres êtres Humains en danger de mort car leur pays est ravagé par la guerre.

Où est le bien quand des enfants sont dans la rue ? Se réfugier derrière des lois, des doctrines ou des directives européennes pour laisser ces gens à la rue ne ressemble-t-il pas à un ponce­pilatisme du 21ème siècle. La France ne peut avoir cette réponse à de telles détresses. Même lavées, nos mains resteraient souillées de n’avoir pas agi dans l’esprit de l’histoire humaniste de notre pays.

Ce n’est pas cela la France. Il est plus facile certes, de faire la guerre que de faire la paix. Mais où va-t-on si au nom de cette réelle difficulté, l’Homme ne choisi pas ce chemin de l’effort ? Où va­t-on si l’on ferme les yeux devant cela.

Des dispositions doivent être prises en urgence afin de reloger ces familles dans l’attente du règlement de leur situation. Tel est le sens de ma demande Monsieur le Préfet.

Vous remerciant par avance pour l’attention que vous porterez à ma requête, je vous prie d’accepter, Monsieur le Préfet, l’expression de ma haute considération.

Jean-Paul BORE
Conseiller Régional