Colloque : Lutte contre le harcèlement moral envers les femmes organisé par le CIDF du Gard

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Monsieur le Président, Madame la Directrice,

Le Président Christian Bourquin m’a fait l’honneur de me demander de le représenter et je vous apporte son salut le plus fraternel, en ajoutant qu’il est très attaché à la cause des droits des femmes. Il a d’ailleurs souhaité créer (et c’est une première en France) une véritable commission aux droits des femmes dont je suis membre, animée par mon amie Karine Margutti.

L’actualité nous montre tous les jours de la manière la plus cruelle que le combat contre les violences faites aux femmes est loin, très loin d’être achevé.

Vendredi 25 sera la Journée Internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Il n’est nul besoin je pense d’être plus prolixe sur l’horreur que nous procurent les actes barbares que certains êtres humains osent commettre.

Ainsi, les aspects les plus pervers dans ce qu’il est convenu d’appeler le harcèlement trouvent leur prolongement dans l’ignominie. Je n’ose dire la bestialité car précisément l’être humain ne peut avoir l’excuse de celle-ci quand il agit de la sorte.

Il y aurait tant à dire, à témoigner de ce que nous savons des violences faites aux femmes de part le monde. Les rapports d’Amnesty International abondent de chiffres, de faits plus immondes les uns que les autres.

Mais cette violence n’existe pas qu’ailleurs. Nous le savons elle est malheureusement bien présente dans notre pays, la France des Lumières, des Droits de l’Homme.

Non seulement la violence existe, mais elle est l’aboutissement trop souvent de comportements et de regards d’un autre âge considérant la femme comme inférieure et objet de domination.

Car, je n’apprends rien à personne ici, en disant que la violence commence par le harcèlement qui de toute façon est aussi une recherche de soumission.

C’est pourquoi, il ne faut pas cesser de remettre le métier sur l’ouvrage comme vous le faites et élargir toujours plus le cercle de ceux qui refusent d’en rester à l’anecdote et parfois d’en jouer avec les mots, d’en rire.

Le harcèlement est pervers. Il se niche. Il est invisible par l’entourage. Seule la victime voit les pointes acérées se rapprocher de plus en plus de sa dignité.

C’est pour cela que le harcèlement doit être puni de sanctions lourdes, et nous devons avoir de cesse d’animer des campagnes de prévention audacieuses et permanentes, car tout ce qui touche à l’intellect avilit la personne humaine, jette aux orties le respect de la personne.

Toute discrimination, toute imposition d’inégalité est en soit une violence faite à la dignité, au respect. Comme l’affirme notre constitution de 1946, les droits de l’homme ne sont pas que des droits matériels.

La semaine dernière était consacrée en France à l’emploi des personnes en situation de handicap. Dans ce secteur, je n’étonnerai personne en disant qu’un fois de plus ce sont les femmes qui sont les plus écartées. La discrimination dans la discrimination. La double peine est partout dans une société qui ne privilégie pas ce qui est essentiel à l’Homme : sa dignité de personne humaine.

Bref il ne faut pas baisser la garde, surtout en période de crise où les esprits sont habités par l’inquiétude du lendemain.

C’est pour cela qu’après la création d’une délégation aux droits des femmes dans le premier mandat, le Président Bourquin a fait le choix de créer une véritable commission de travail aux droits des femmes dont je suis membre avec C Bourquin et animée par ma collègue Karine Margutti.

Samedi se tenait d’ailleurs à l’Hôtel de Région une rencontre sur « L’égalité homme femme : critère fondamental de la démocratie et moteur du développement économique régional.»

Cette commission a pour objet la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes par la mise en œuvre et l’application de programmes concrets.

Dans cet esprit, nous nous sommes déjà rencontrés autour de projets ambitieux que vous portez tel l’accueil des femmes en difficulté.

Nous sommes donc, Monsieur le Président, Madame la Directrice, amenés à nous rencontrer encore plus souvent afin d’engager des actions communes à l’échelle régionale.

Je vous souhaite de bons travaux.

Jean-Paul BORE
Conseiller Régional

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