Les « marchés » se foutent de nous !

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Arrêtons de subir ! Arrêtons de courber l’échine !  La preuve est maintenant faite que la logique financière, qui veut diriger le monde conduit à l’impasse. Octavio PAZ, ce mexicain célèbre qui a obtenu le prix Nobel de littérature, écrivait alors : « le marché est peut-être efficace, mais il n’a ni conscience, ni miséricorde ». Qu’il n’ait ni conscience, ni miséricorde, cela saute aux yeux, toutes les injustices et les inégalités progressent. Mais son efficacité elle-même est contestable.

En fait, quand la recherche du gain immédiat pour quelques-uns écrase le soucis de l’intérêt général, c’est le malheur et l’échec qui gagnent. Quand le virtuel l’emporte sur la valeur travail et sur l’économie réelle et la spéculation sur une juste répartition des richesses, c’est la crise.

La loi du marché met les peuples et les pays à genoux. Les « marchés » sont inquiets ; les « marchés » sont rassurés ; les « marchés » veulent qu’on réduise le nombre d’infirmières, d’enseignants, de cheminots, de policiers…

La veille, c’est la chute des cours. Les « marchés » n’ont pas confiance. Le lendemain matin, ça remonte ! Ils auraient repris confiance ! Peut-être parce que l’annonce du nombre de chômeurs  a augmenté ? Ils se foutent de nous !

Arrêtons de céder aux « marchés » et aux politiques qui ne pensent qu’à les soutenir comme en témoigne l’alignement systématique de N. SARKOZY sur A. MERKEL.

L’heure est à la contre attaque. Puisque ce système n’entraîne que malheur et désolation, changeons-le. A l’échelle du monde, de l’Europe et de notre pays, voyons ce qu’il est possible de faire sans attendre et pour l’avenir : taxation immédiate des transactions financières ? Mise en place d’une Agence publique de conseil et de surveillance des banques européennes ? Mise hors la loi de certains mouvements de capitaux comme les « ventes à découvert » ? Contre les paradis fiscaux ?…

Agissons pour que l’UE puisse emprunter ainsi que chaque Etat en s’appuyant sur sa propre épargne, comme le font les japonais. Modifions le rôle de la Banque centrale européenne, afin qu’elle sorte de sa seule obsession contre l’inflation.

Luttons contre les trois formes de dumping qui empoisonnent le monde, (dumping social, dumping fiscal, dumping monétaire) source de chômage, de délocalisations et de récession.

L’heure est à la résistance, certes, mais ne doit-on pas aller au-delà et  agir de manière offensive pour tordre le cou à l’actuelle dictature des marchés ? Au fond, résoudre la crise par le haut. Vive le changement !

Jean-Claude GAYSSOT
Vice-Président

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