Intervention d’Henry GARINO – Compte Administratif 2011

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Quand on a pris le temps de lire et d’analyser les 207 pages du rapport présentant le compte administratif 2011, on peut dire que ce compte administratif fera certainement date.

Ce n’est pas seulement parce que pour la première fois le taux d’exécution est le plus élevé avec 95,4%. Il y a d’autres résultats éloquents sur lesquels il me paraît important d’insister.

Mais comment ne pas souligner à quel point le Budget Primitif 2011 était d’une grande sincérité.

Faut-il rappeler que ce n’était pas le cas en 2004 quand la majorité de droite faisait voter un budget dont le taux de réalisation atteignait à peine 57%.

Il est difficile aujourd’hui de contester que l’essentiel des engagements budgétaires de 2011 a été tenu.

Ce n’était donc pas des effets d’annonce mais bien une ferme volonté de réaliser les engagements pris.

Pourtant, au moment du débat budgétaire, les élus de l’opposition n’ont pas lésiné sur les critiques.

Que disait le représentant de l’Union Centriste, je cite : « le budget ressemble à un arbre de noël, de loin il brille de l’extérieur, et quand on s’approche un peu, le squelette paraît un peu creux. »

Même critique de la part de l’UMP : « le budget, une belle façade et pas grand chose derrière » ou encore : « les engagements, un miroir aux alouettes. »

Enfin, pour l’élue du FN : « les effets de la politique régionale sont toujours aussi inopérants. »

Comment les élus de l’opposition peuvent-ils à ce point nier la réalité des faits et surtout les résultats de l’action de la collectivité régionale ?

Comment peuvent-ils nier l’augmentation de 6,3% des investissements en 2011 alors que dans l’ensemble des régions les investissements ont reculé de 8% ?

Ces investissements représentent 41,2% du budget contre 36% pour l’ensemble des régions.

Avec 448 millions d’euros d’investissement, l’effet levier a été de 1,2 milliard d’euros. Derrière cette politique d’investissement, il y a de nombreux emplois sauvegardés et crées.

La collectivité régionale peut parler de développement économique parce qu’elle prend sa part avec les moyens budgétaires qu’elle s’est donnée.

J’ai relevé qu’avec ses dix dispositifs d’aides aux entreprises plus celui de la chaîne financière, 1 959 entreprises ont été accompagnées, permettant le maintien et la création de 14 000 emplois.

Depuis 2005, dans le cadre de cette compétence, on peut estimer à près de 13 000 entreprises soutenues et à 100 000 emplois environ maintenus et crées.

Regardons les 2 Plans Pluriannuels d’Investissement pour les lycées qui prendront fin en 2015 avec un montant global d’investissement de plus de 1,5 milliard, là encore, ça profite à l’emploi.

On pourrait dire la même chose à propos des investissements lourds dans les ports et les aéroports ou pour Aquadomitia.

C’est bien en terme de réponse aux besoins sociaux, d’emploi et de formation que l’on doit mesurer l’impact des politiques publiques de la collectivité régionale.

Que ce soit dans le cadre des compétences obligatoires ou des compétences optionnelles.

On ne peut que se féliciter de l’augmentation de 50% en 6 ans de la fréquentation des TER , encore plus boostée par la mesure sociale du train à 1€, mise en application sur trois lignes ferroviaires.

Prenons le logement, compétence choisie par la majorité régionale et tant décriée par les élus du FN.

Depuis 2005, la collectivité régionale a accompagné financièrement la construction de 19 079 logements pour un montant de 65 millions d’euros.

Pour rattraper le retard en logements sociaux et répondre à l’arrivée de 37 000 habitants par an, la Région s’est fixée l’objectif d’accompagner la construction de 10 000 logements par an.

Les besoins sont à ce point énormes en matière de logement et de cadre de vie que le taux d’exécution du BP 2011 a été de 100%.

On le voit, les résultats des politiques publiques de la collectivité régionale sont bien là !

Et elles ont un impact direct, concret dans la vie quotidienne des habitants. 81% du budget sont allés aux interventions régionales, soit 330€ par habitant dont :

–       2800 € par lycéen,

–       3700 € par apprenti,

–       3200 € par stagiaire en formation,

ou encore près de 8 € par habitant pour le sport et 15 € par habitant pour la culture.

Enfin, si l’on met bout à bout toutes les politiques publiques menées par la collectivité régionale, on constate avec satisfaction que 49% d’entre elles sont consacrées à la jeunesse.

Ce bilan nous satisfait non seulement parce qu’il respecte les engagements pris devant les électeurs, mais surtout parce qu’il a pour objectif principal l’amélioration de la vie quotidienne des habitants de la région.

Pour conclure, il est important de noter qu’après un taux de réalisation très élevé, une augmentation de dépenses d’investissement de 6,3% et un emprunt limité à 124 millions d’euros, la capacité d’autofinancement a été peu affectée et la collectivité régionale s’est donnée les moyens de prolonger son action en 2012.

Certes, l’horizon des Régions est loin d’être dégagé. Puisque le changement c’est maintenant, il serait bien que les Régions retrouvent une autonomie fiscale plus large.

Il serait également judicieux d’engager une grande réforme de la fiscalité locale avec pour objectif, comme l’a promis François HOLLANDE : la justice entre les contribuables et la justice entre les territoires.

Enfin, nous appuierons le projet de mise en place d’une banque publique régionale d’investissement pour soutenir en priorité l’activité économique et l’emploi.

Henry Garino
Président du Groupe
Vice-Président

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