HOMMAGE A GILBERT ROUANET

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Gilbert Rouanet, notre ami, notre camarade s’en est allé alors qu’il commençait ses premières années d’une retraite bien méritée.

Il s’est battu âprement pour repousser sans cesse cette échéance, et lucide jusqu’au bout, il a fini par céder, lui, une force de la nature.

On a beaucoup de mal à imaginer que ce gaillard qui en a fait trembler plus d’un sur les terrains de rugby pouvait tomber brutalement.

Mais il faut malheureusement que nous nous rendions à cette évidence, Rourou nous a quittés. A Lézignan et dans l’Aude, on l’appelait affectueusement Rourou et ici dans son village natal c’était Gigi.

C’est le rugby qui a fait de lui un grand joueur. Lui qui à 14 ans mettait les souliers à crampons pour aller jouer en cachette de ses parents.

Sa passion du ballon ovale, sa solidité, sa puissance l’ont amené sur de nombreux terrains de rugby.

Avec l’AS Béziers, comme junior, il deviendra champion de France. Il ira exercer ses talents jusqu’à Tulle

Il choisira le rugby à 13 et c’est à Lézignan, au FCL qu’il occupera toute sa place.

Il deviendra international et dans une tournée mémorable en Nouvelle Zélande, Rourou a sévèrement frictionné les Kiwis. La presse sportive n’avait pas manqué à l’époque de le mettre en exergue.

Le petit Gigi de Puisserguier avait fait reculer les Kiwis. D’autres mieux que moi pourraient évoquer la longue carrière sportive de Rourou. Il aimait tellement le rugby qu’il a même joué dans les villages, à Rieux Minervois ou à Homps comme joueur et entraîneur.

Il est devenu à ce point un symbole que son village natal a donné le nom de Gilbert Rouanet au Club House.

Rourou aimait la vie, il aimait la fête et ne manquait pas les troisièmes mi-temps où les victoires se fêtaient et les défaites s’encaissaient.

Au-delà de sa passion du rugby, Rourou n’a jamais caché ses engagements syndicaux et politiques. Il n’a jamais oublié qu’il venait d’une famille communiste, avec un père ouvrier agricole et vigneron. Sa maman Henriette, âgée de 93 ans, vient d’avoir l’immense douleur d’apprendre la disparition de son fils.

Rourou a adhéré au Parti Communiste au début des années 1970. Il restera fidèle à cet engagement jusqu’à son dernier souffle. Malgré la fatigue et les souffrances qu’il dissimulait avec force et courage pour ne laisser rien paraître, Rourou a tenu à être en septembre dernier à la fête de l’Humanité.

Avec ses camarades au stand de l’Aude, comme à son habitude, il a remué, levé et classé des dizaines de bidons et de cartons de vin proposés à la dégustation.

Pilier sur les terrains, il était aussi un des piliers du stand

Les amis et camarades qui ont partagé les quelques jours de travail bénévole à la fête de l’Humanité, ne sont pas prêts d’oublier ces instants de convivialité, d’amitié, de tendresse avec Rourou.

Il nous parlait de ce que nous pourrions faire en 2013. Il se projetait dans l’avenir et voulait nous dire vous pouvez compter sur moi je serai disponible. Et c’est vrai, ses coéquipiers sur le terrain ont toujours pu compter sur lui et dans les luttes pour le progrès social et humain, pour les libertés, ses amis et camarades ont toujours pu compter sur lui.

Rourou, c’est une figure qui disparaît, un être cher, un ami, un camarade fidèle, généreux qui ne laissait personne indifférent.

Il va nous manquer. Il nous manque déjà. Notre peine est grande et nous voulons la partager avec tous ses amis et ses proches.

Je sais combien celle de sa famille est immense. Geneviève, Corinne, Valérie, Alexandre, Rémi et Henriette, je veux que vous sachiez combien nous aimions Rourou et surtout que nous ne l’oublierons jamais.

Soyez assurés de tout notre soutien et notre profonde amitié.

A toi, Rourou, c’est le cœur gros que nous te disons adieu, cher ami et camarade.

Henry Garino
Président du Groupe
Vice-Président

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