Le temps des vœux pour 2013

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On a échappé à la fin du monde en 2012. Pourtant, ce ne fut pas une année banale.

2012, c’est la victoire de François HOLLANDE sur Nicolas SARKOZY et sa politique.

Une victoire « serrée » mais confortée par une majorité parlementaire tant était fort le souci de ne pas voir d’obstacles mis à l’encontre du projet et des promesses du Président de la République.

Cette rupture avec les tenants du pouvoir de 2002 à 2012 a soulevé beaucoup d’espoir. Espoir que la croissance prendrait le pas sur l’austérité, que les inégalités reculeraient et que les revenus du travail seraient aussi bien défendus aujourd’hui que ceux du capital hier. Espoir que la construction européenne allait enfin être infléchie, réorientée, que les forces vives et les citoyens seraient mieux associés aux destinées du pays. Espoir que l’emploi, l’emploi des jeunes et celui des seniors serait au cœur de toute l’action gouvernementale…

La volonté de tenir le cap fixé en 2012, en rupture avec les politiques antérieures, se heurte à de vraies contraintes économiques et financières dont une grande part nous a été léguée par la droite. Pas seulement par la droite, mais aussi et surtout par le capitalisme financier et le libéralisme européen.

Avant que ne soit décidée la juste intervention française au Mali, le Président de la République s’est dit déterminé à ce que la courbe du chômage soit inversée d’ici la fin de l’année. C’est un engagement majeur qui doit absolument être tenu. Toute la gauche, tous les progressistes devraient se mobiliser sans réserve pour sa réussite.

Cela aura une incidence sur les échéances électorales qui précèderont celles de 2017. De la capacité à tenir cet objectif dépendent les prochains résultats.

Pour mobiliser le plus grand nombre et notamment le peuple de gauche, il importe que prédomine le sentiment que les mesures et les réformes engagées s’inscrivent bien dans l’esprit des choix exprimés au Bourget et des 60 propositions faites par le candidat à la Présidence de la République. Des décisions ont été prises sur le plan social, éducatif, sociétal, européen et international qui vont dans ce sens. Mais dans les domaines structurants, ceux de l’activité, de l’emploi et de la fiscalité, des droits des travailleurs, le sentiment qui prévaut est qu’il y a deux poids et deux mesures. Pour parler clair, l’impression que ça penche plus d’un côté de la balance : celui du Medef, que de l’autre : celui des classes populaires. Le refus de la signature par la CGT et par FO, qui représentent la majorité des syndiqués en France, en est une parfaite illustration.

Les mesures favorables aux entreprises pour leurs activités doivent être assorties de conditions rigoureuses en ce qui concerne les emplois durables sur notre territoire et de droits, de pouvoirs nouveaux en faveur des salariés et de leurs représentants.

Toute faiblesse face au libéralisme est démobilisatrice et n’apporte aucune chance d’issue positive à la crise. Gerhard SCHRODER, en Allemagne, a fait ce choix en son temps. On connaît la suite.

La crise que le monde, l’Europe et la France vivent est systémique. La puissance du  « monde de la finance » est considérable. Il importe donc que les forces vives se mobilisent pour inverser la donne : reprendre le chemin d’une nouvelle croissance et de la création d’emplois, faire reculer les inégalités et la misère. Cela passe par la mise en œuvre, progressive certes, mais déterminée, des engagements pris et voulus par le pays en mai et juin 2012.

C’est de la participation de ceux qui jouent la réussite, de leur mobilisation et de leur union que dépendront les futurs résultats. Ce sont les meilleurs vœux que l’on peut formuler pour 2013 qui sera, à n’en pas douter, une année charnière.

Jean-Claude GAYSSOT
Vice-Président

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