Ne prenez pas les Carcassonnais pour des imbéciles

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tafMadame Isabelle CHESA ne peut pas s’exonérer de la gestion passée et du passif.

Nous expliquer lors de sa dernière conférence de presse que la dette Orta «est une défaillance», «une erreur humaine» alors qu’il s’agit d’une faute grave de gestion, c’est vraiment prendre les Carcassonnais pour des imbéciles.

En juin 1987, Monsieur Raymond CHESA, Maire de la ville, n’a pas écouté les mises en garde des élus de l’opposition. Il n’a pas écouté non plus celles des représentants de la CCI. Il a fait délibérément le choix avec sa majorité de cautionner trois prêts de l’association Espace International de Séjour pour un montant de 71,6 millions de francs (4,68M€). Un an plus tard, en juillet 1987, les fonds disparaissent et la ville est dans l’obligation de rembourser les prêts. En novembre 1988, Raymond CHESA se livre au plus gros mensonge que la ville ait connu en déclarant «tant que je serai maire, il n’en coûtera pas un sou aux Carcassonnais». Malheureusement, la ville remboursera 20,6 millions d’euros (capital et intérêts.)

Cette somme énorme a été prélevée sur le budget de fonctionnement, et la dernière annuité de 580 000€ date de 2009. Cette dette a plombé les finances de la ville pour des années, ce qui explique en partie les retards pris par rapport à d’autres villes.

Pour payer cette dette, il a fallu  augmenter fortement les recettes de fonctionnement. Le choix des élus de droite s’est porté sur la fiscalité locale, les taux d’imposition entre 1992 et 2009 ont augmenté de 28,5% dont plus 12% dès 1992.

Avec un tel bilan financier, Madame CHESA Isabelle me paraît peu qualifiée pour nous donner des leçons de gestion de la ville. De plus, quand notre équipe est arrivée aux affaires, elle a trouvé une ville sur-endettée (73,9 M€ soit plus de 1 500€ par habitant) et une ville inscrite sur le réseau d’alerte des finances locales.

Autres signes d’incompétence concernent les voies d’accès du futur hôpital à Montredon et du bassin de rétention : pas de projet, pas de négociations foncières, pas de financement, coût total plus de 10 millions d’euros.

On pourrait également parler du cas de l’école de Maquens.

Mais les occasions ne manqueront pas dans les semaines et les mois à venir pour démontrer que Madame CHESA Isabelle n’a pas l’étoffe pour assurer la gestion et le développement de notre ville.

Henry Garino
Président du Groupe
Vice-Président

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