Carcassonne – Finances de la ville Parlons vrai !

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carcassonne3De septembre 2009 à mars 2014, aucun élu du conseil municipal ne pouvait ignorer la fragilité des finances de la ville. Chaque année, le représentant du cabinet BST Consultant venait devant le conseil municipal pour évoquer la situation financière de la ville.

Le 31 janvier 2013, lors du Débat d’Orientation Budgétaire, que disait BST Consultant ? « Les efforts financiers de 2009 à 2011 ont permis à la commune de sortir du réseau d’alerte mis en place par la préfecture afin de prévenir et de corriger les situations financières dégradées…» « l’exercice 2012 pour la 3ème année consécutive s’inscrit dans cette logique financière, les indicateurs financiers ont tous été améliorés sur cette période : amélioration de l’autofinancement, du niveau d’investissement en cohérence avec l’endettement, amélioration de la capacité de désendettement.» Et BST de conclure : «  il est toujours à noter que les efforts entamés depuis 2009 doivent perdurer sur les exercices suivants afin que la commune conserve ses marges d’investissement et de développement des politiques publiques, tout en maintenant une capacité financière adaptée. »

C’est très clair, nous avons sorti la ville du réseau d’alerte après deux années d’effort mais les finances de la ville n’étaient pas pour autant passées au vert. Et ça Monsieur LARRAT et BLASQUEZ le savaient parfaitement. Mais les finances de la ville étaient déjà plombées en 2008 – 2009 et ça vient de loin, sous la gestion de droite de Raymond CHESA et Gérard LARRAT.

Sur ces questions des finances de la ville, c’est de parler vrai dont les Carcassonnais ont besoin. C’est en 2005 que la ville a été placée dans le réseau d’alerte.

Dans sa lettre du 02 août 2010, le Préfet souligne une dégradation constante du coefficient d’autofinancement courant de 2004 à 2006. L’endettement demeure très lourd : 1518€ par habitant contre 1072€ pour la moyenne des villes de même importance, soit + 41,6%.

C’est ça la réalité ! A notre arrivée en septembre 2009, la dette était de 73,9M€, en 2005 elle était de 64,37M€ soit une augmentation de 14,8%. En 2009, sur le budget de la ville, nous payons un reliquat de la dette ORTA 580 000€. Raymond CHESA, maire, avait dit « qu’il n’en coûterait pas un sou aux Carcassonnais.» Malheureusement, prise sur le budget de la ville, la dette a coûté 20,6M€. Cela représente trois années de dépenses d’équipement ou le coût de 4 écoles neuves comme celle de Maquens. Et nous continuons de subir l’onde de choc de cette dette ORTA par le biais du taux très élevé de la taxe foncière qui est passé de 31,62 en 1989 à 41,69 en 2009, soit une augmentation de 31,8%. Ce taux est supérieur de plus de 40% par rapport à celui des villes de même importance.

A la veille du débat sur le Budget Primitif 2014 de la ville, il me semble utile de donner tous ces éléments afin que les décisions budgétaires soient prises pour mieux servir l’intérêt général. C’est ce que nous avons essayé de faire pour sortir la ville de l’impasse financière avec l’adjoint aux finances qui n’avait de cesse de nous mettre en garde sur le maintien des grands équilibres financiers. Mais le temps nous a manqué pour sortir d’affaire la ville.

Henry Garino
Président du Groupe
Vice-Président

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