Carton rouge à Mylène Vésentini

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carcassonnepourtous3Les commentaires de Mylène Vésentini sur les résultats des élections municipales à Carcassonne sont inacceptables. Elle n’a pas un mot pour s’indigner face au retour de la droite et de l’entrée des élus FN au Conseil municipal. Pas de regret non plus sur l’absence des élus communistes alors qu’ils ont été présents depuis 1959. Par contre, l’essentiel des critiques est dirigé contre la liste de gauche « Tous pour Carcassonne ». Selon elle, cette liste aurait payé son soutien à la politique d’austérité de François Hollande. Ce raccourci est minable car à aucun moment la liste n’a manifesté le moindre soutien à cette politique d’austérité. De plus, il est arrivé que des élus sortants, dont des communistes, ont souvent manifesté aux côtés des salariés et des syndicats qui s’opposaient à cette politique d’austérité. Certes, cette politique a plombé la gauche qui a perdu 155 villes aux élections municipales.
Mylène ajoute que la liste « Tous pour Carcassonne » aurait payé ses insuffisances de gestion sans préciser lesquelles. Pourtant, dans les actes, la municipalité de gauche s’est démarquée de la politique d’austérité en remunicipalisant la restauration scolaire avec une meilleure qualité des repas et avec des prix attractifs. Elle a pris le camping en régie municipale. Elle a soutenu sans cesse les salariés de Pilpa en lutte et aidé par l’acquisition de l’usine à la mise en place de la Scop « La Fabrique du Sud ». Elle a maintenu et même augmenté le budget des subventions accordées au monde associatif. Elle a construit la nouvelle école de Maquens
(4,5 millions d’euros) en l’équipant entièrement du numérique.
La municipalité de gauche a doté le stade Domec d’une nouvelle tribune et d’une structure réceptive digne de ce nom. Il n’a jamais été autant investi dans la voirie, les trottoirs et espaces verts et les jeux pour enfants. Les accès au nouvel hôpital et le bassin de rétention
(+ de 7,5 millions d’euros) ont été réalisés par la municipalité de gauche.
On pourrait allonger la liste de tout ce qui a été fait malgré les contraintes laissées par la droite en 2009 : une ville surendettée et des contribuables surimposés.
Mais Mylène a préféré faire l’impasse sur cette politique municipale pour ne retenir que la politique d’austérité de François Hollande pour justifier le refus de la liste Front de gauche de fusionner au 2ème tour avec celle de « Tous pour Carcassonne ».
Sachant que l’élection s’est jouée à 236 voix, le rassemblement au second tour aurait certainement pu éviter le retour de la droite à la mairie.

Henry Garino
Président du Groupe
Vice-Président

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