En faveur des jeunes filles enlevées au Nigeria, lors de la délibération portant sur le financement d’actions du CIDFF.

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nigeriaMonsieur le Président,

Chères et chers collègues,

 

Sans vouloir allonger démesurément, je vous remercie, Monsieur le Président, de me permettre à l’occasion de cette délibération portant sur les droits de l’Homme et en l’occurrence celui des femmes, de vous proposer de lancer un signal fort.

Bien entendu, tous les voyants nous démontrent au quotidien l’urgence à faire reculer les violences faites aux femmes et la nécessité de l’action pour l’égalité.

Il en est de même concernant l’homophobie. En France plus que jamais.

Aucun pays n’échappe malheureusement à ce fléau et pour marquer notre solidarité précisément avec toutes les femmes, je pense nécessaire, au travers d’une telle délibération, de dire haut et fort notre condamnation sans réserve de la situation faite aux 200 jeunes lycéennes enlevées par la secte Boko Haram au Nigeria.

Il est inutile de développer l’ensemble des arguments plaidant en faveur d’une telle position. Chacun ici connaît les conditions de leur enlèvement et les folles motivations de ces prétendus religieux. Chacun sait aussi qu’au Nigeria et ailleurs la situation s’étend à l’ensemble des femmes avec toutes les conséquences jusqu’aux réseaux de prostitution qui s’alimentent de cet esclavagisme. Et précisément, Mesdames et Messieurs de l’opposition de droite et du FN, la délibération que vous venez de refuser d’adopter permet précisément de financer les actions du CIDFF qui souvent accueille ces femmes parmi beaucoup d’autres.

Notre Région se doit, me semble-t-il, de participer à cette chaîne humaine indispensable en faveur de leur libération, affirmer notre refus de tous les obscurantistes et notre détermination devant une telle ignominie.

Dans trop de pays, des femmes et des hommes sont broyés aujourd’hui, alors que de grands textes issus de la deuxième guerre mondiale affirmaient : « plus jamais ça. »

Dimanche, on votera précisément pour une institution née du refus de la guerre, de toute discrimination ou domination. Raison de plus pour lancer ce signal d’ici, du Languedoc-Roussillon, terre de partage de mélange, de brassage, ouverte sur le monde, où nous ne devons jamais faiblir sur la défense des Valeurs Humaines.

La Droite et le FN ont refusé cette délibération.

Jean-Paul BORE
Conseiller Régional

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