Notre combat ne peut pas se résumer à la seule volonté de financer RYANAIR comme le fait la droite

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ryanair_carcassonneLa condamnation de RYANAIR à rembourser les aides publiques par la Commission européenne témoigne une fois encore l’écart entre les lieux de décision et le réel. J’ai toujours voté les subventions attribuées et je le ferai encore car cela participe au développement économique de la région.
Si la menace allait au bout, ce serait la fermeture assurée des aéroports où RYANAIR est la seule compagnie.
Nous avons frisé cela en 2008 quand l’Etat, présidé par Nicolas Sarkozy, décidait la fermeture de Nîmes Garons, liée à la révision des politiques publiques de défense.
Nous avions adopté ici un vœu le 26 juin 2008 pour s’y opposer et par la même affiché la volonté d’avancer vers la mise en réseau des deux aéroports Nîmes Montpellier ou l’inverse en vue de la création de l’aéroport Sud de France. (Vœu relatif au maintien et au développement des activités industrielles et aéroportuaires à la Base aéronavale de Nîmes (BAN)
Nous connaissons la suite. Nous avons gagné la présence du régiment des trains et le gouvernement actuel a accepté la venue des canadairs.
Bien sûr, il y aura des recours et nous n’allons pas rester sans rien faire.
Sachant que les financements publics comme nous le savons ne sont pas à vie extensibles. Notre combat ne peut pas se résumer à la seule volonté de financer RYANAIR comme le fait la droite.
C’est pourquoi, je pense opportun d’engager les discussions pour faire en sorte que cet aéroport ne reste plus sur une crête fragile mais participe de manière offensive au développement de cette partie du territoire de notre région. Il faut ramener Air France (compagnie nationale qui commence à sortir du rouge comme l’indiquent ses résultats publiés ce jour) et s’en donner les moyens.
Les infrastructures de l’aéroport de Nîmes sont exceptionnelles ; sa tour de contrôle, ses équipements techniques modernes, avec la seule piste du Languedoc-Roussillon (rénovée) pouvant accueillir des longs courriers et gros porteurs, en font un atout essentiel pour développer un aéroport civil mais aussi de fret entre Marseille et Toulouse et pour la création de nouvelles activités industrielles attractives bénéficiant à toute la région.
Un projet important de fret est en train de voir le jour. Il s’agit d’une plateforme internationale de fret permettant la création de 3 000 emplois non délocalisables avec des impacts très importants sur la qualité de l’environnement.
La situation géographique de Nîmes, de son aéroport, du maillage avec le rail et l’autoroute en font un site exceptionnel répondant parfaitement aux besoins des grandes entreprises de logistique.
Les grands aéroports de France sont saturés pour l’essentiel au moment où s’accroît le transport aérien dans le monde. Et bien entendu, nous avons une pensée pour les victimes récentes des accidents terribles qui mettent une fois de plus l’accent sur les moyens à ne pas économiser pour la sécurité.
A l’heure où l’on parle de rapprochement avec les pays de la Méditerranée, du Proche Orient, mais aussi de la Chine, de l’Inde, devenus de véritables partenaires économiques potentiels qui génèrent de multiples échanges, le Languedoc-Roussillon peut se doter d’un aéroport répondant à de telles ambitions.

Jean-Paul BORE
Conseiller Régional

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